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Plaisir anal et orientation sexuelle : ce que rapportent près de 3 000 femmes
Une étude parue en octobre 2026 a interrogé 2 995 femmes cisgenres aux États-Unis sur le plaisir que leur procurent différentes stimulations anales, et comparé leurs réponses selon leur orientation sexuelle.
Rédigé d’après le résumé de l’étude · source vérifiée le 19 octobre 2026
On sait déjà que le plaisir sexuel déclaré varie entre femmes selon leur orientation sexuelle. Une équipe s’est demandé si ces écarts se retrouvaient aussi pour les caresses et stimulations anales, un sujet encore très peu étudié. L’étude est parue en octobre 2026 dans la revue Culture, Health & Sexuality.
Qui a été interrogé
Les chercheurs ont repris les réponses de 2 995 femmes cisgenres, c’est-à-dire dont le genre correspond au sexe attribué à la naissance, recueillies pour le deuxième rapport sur le plaisir de la plateforme OMGYES. L’échantillon est présenté comme représentatif de la population des États-Unis. Pour chaque technique de stimulation, intérieure ou extérieure, faite par soi-même ou par un ou une partenaire, l’équipe a comparé les réponses des femmes hétérosexuelles, bisexuelles et lesbiennes, en tenant compte de l’âge et d’autres caractéristiques sociales.
Ce que l’étude a trouvé
Dans l’ensemble, les femmes bisexuelles et lesbiennes ont plus souvent décrit ces stimulations comme agréables que les femmes hétérosexuelles. Les femmes bisexuelles l’ont fait plus souvent pour toutes les techniques étudiées, avec des chances environ 1,8 à 3,2 fois plus élevées ; les lesbiennes, surtout pour les techniques pratiquées sur soi-même, avec des chances environ 2,3 à 3 fois plus élevées. Quelle que soit l’orientation, une technique ressort : la caresse extérieure, du bout des doigts, par un ou une partenaire, jugée agréable par 51,7 % des femmes.
Ce que l’étude ne dit pas
Nous n’avons lu que le résumé publié de l’étude. Il s’agit d’une enquête par questionnaire, à un moment donné : elle décrit des différences entre groupes, sans en donner les raisons. Les auteurs proposent justement d’étudier les pratiques, les contextes de couple et les représentations qui pourraient les expliquer. L’étude ne dit rien non plus de ce qu’une personne devrait aimer ou essayer : le plaisir reste propre à chacune. Rien ici n’est un conseil médical ; pour une gêne ou une douleur, un médecin ou une sage-femme peut répondre.
Source : L. Haas et B. G. Victor, « Sexual orientation and its association with anal-related sexual pleasure: findings from a nationally representative sample of cisgender women in the USA », Culture, Health & Sexuality, 6 octobre 2026.
Cet article ne remplace pas un avis médical. Il résume une publication scientifique et n’a pas été relu par un·e spécialiste.
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