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Pilates pendant la grossesse et vie sexuelle : ce qu’observe une étude
Une étude parue en septembre 2026 a suivi 136 femmes enceintes, dont une partie pratiquait le Pilates prénatal, et comparé l’évolution de leur vie sexuelle d’un trimestre à l’autre.
Rédigé d’après le résumé de l’étude · source vérifiée le 13 octobre 2026
La grossesse transforme le corps et le quotidien, et la vie sexuelle change souvent avec elle. Une équipe a voulu savoir si elle évoluait de la même façon chez les femmes qui suivent des séances de Pilates prénatal encadrées et chez celles qui n’en suivent pas. L’étude est parue en septembre 2026 dans The Journal of Sexual Medicine.
Qui a été suivi
136 femmes enceintes d’un seul enfant, dont la grossesse se déroulait sans complication, ont été suivies du premier au troisième trimestre. 64 pratiquaient régulièrement le Pilates prénatal avec un encadrement, 72 n’en pratiquaient pas. L’étude est observationnelle : l’équipe a comparé deux groupes tels qu’ils existaient, sans tirage au sort.
Deux mesures, trois moments
À trois reprises (entre 11 et 14 semaines, entre 24 et 28, puis entre 34 et 36), chaque participante a rempli des questionnaires validés sur deux points : la fonction sexuelle, et la détresse sexuelle, c’est-à-dire le mal-être que l’on peut ressentir à propos de sa vie sexuelle.
Ce que l’étude a trouvé
Dans l’ensemble, la fonction sexuelle comme la détresse sexuelle ont changé au fil de la grossesse. Mais elles n’ont pas suivi la même courbe dans les deux groupes : l’évolution différait entre les femmes qui pratiquaient le Pilates et les autres. Ce résultat tient compte de l’âge, du niveau d’études, des accouchements précédents, du caractère prévu ou non de la grossesse, d’antécédents de dépression et de la fréquence des rapports au début du suivi. Pour la fonction sexuelle, les deux groupes ne se distinguaient pas sur l’ensemble de la grossesse ; pour la détresse sexuelle, si.
Ce que l’étude ne dit pas
Nous n’avons lu que le résumé publié de l’étude : il n’indique ni le sens ni l’ampleur de ces différences, qui varient selon le moment de la grossesse. Surtout, l’étude ne permet pas de dire que le Pilates en est la cause : les femmes qui choisissent d’en faire peuvent différer des autres par bien d’autres aspects. L’équipe le souligne elle-même et appelle à des essais avec tirage au sort. Rien ici n’est un conseil médical : l’activité physique pendant la grossesse se décide avec la sage-femme ou le médecin qui la suit.
Source : G. Karakelleoğlu, M. Güçlü, E. C. N. Kırımlı Yanık, G. Arslan, D. Özgen et Y. Güzel, « Supervised prenatal Pilates and trajectories of female sexual function and sexual distress throughout pregnancy: a prospective cohort study », The Journal of Sexual Medicine, 14 septembre 2026.
Cet article ne remplace pas un avis médical. Il résume une publication scientifique et n’a pas été relu par un·e spécialiste.
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